Chroniques,  New Adult

12 | Chronique Littéraire ~ Stand Out

Stand Out, Boby de Jane Devreaux

Hugo Roman 360 pagesL’acheter17,00€

Des motards casqués et armés font irruption dans le stade où l’équipe de Boby s’apprête à jouer. En essayant de se défendre, Boby découvre que l’un des assaillants est une frêle jeune fille, Mila, dont le regard ne va plus le lâcher. Alors quand les flics l’embarquent, il prend en une seconde une décision qui va changer le cours de sa vie : la sauver. Pourtant tout les oppose : il est d’un milieu aisé, elle ne connaît pas sa vraie famille. Il a fait des études de sport, roule en 4×4, elle est sans papiers et vit dans un squat. Mais Mila rêve d’une vie normale où elle pourrait exercer son talent de graffeuse, et Boby découvre en Mila celle qui peut donner un sens à sa vie trop lisse. Pourront-ils essayer de vivre ensemble et de se construire un avenir, malgré leurs secrets et un entourage plus que malveillant ?

 

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai eu beaucoup de mal à apprécier cette lecture. J’étais pourtant super excitée quand je l’ai reçu, le résumé m’avait donné vraiment envie et j’avais hâte de le commencer ! Malheureusement, l’histoire n’a pas été à la hauteur de mes attentes et j’ai plusieurs fois songé à abandonner ma lecture parce que je n’arrivais pas à me mettre dedans. Je n’est pas été transportée et disons le clairement, ça m’a barbée. Mais je me suis forcée à continuer ma lecture et à aller jusqu’au bout parce que chaque livre mérite sa chance après tout ! Et que ce n’est pas dans mes habitudes de ne pas finir un livre que j’ai commencé (je vous rappelle que j’ai quand même lu deux tomes des Calendar Girl pour me faire un avis construit alors que c’est juste une catastrophe littéraire !) Tout ça pour vous dire que j’ai tenu bon et que finalement, je ne regrette pas de l’avoir fini parce que, oh miracle, j’ai finalement bien aimé la fin du livre ! Enfin, après vingt chapitres tout de même…

Et soudain, je sais exactement ce que je veux. Je me fous du dessin, de la taille, de l’endroit, de la douleur, je veux juste qu’elle me marque, qu’elle fasse de moi ce qu’elle veut, je lui appartiens après tout. Et cette pensée me fait sourire jusqu’aux oreilles.

Le début du roman commence dans le feu de l’action en plein cœur du stade où Boby, un grand, beau et musclé rugbyman, s’apprête à disputer un match. Quand tout à coup, une bande de motards fait irruption sur le terrain. Jusque là pas de grandes surprises, c’est le début du résumé. Sauf que quand dans ce même résumé il est écrit que « Boby découvre que l’un des assaillants est une frêle jeune fille, Mila, dont le regard ne va plus le lâcher« , je ne m’attendais pas à ce que ce soit là maintenant tout de suite, à cet endroit. En à peine vingt pages, les deux personnages se rencontrent, s’embrassent et tombent amoureux par dessus le marché ! (Vingt pages, j’exagère à peine). Et ce que Boby fait pour la sauver apporte la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Pour moi, tout va beaucoup trop vite dans cette histoire. On apprend à peine à connaître Boby et Mila (et eux aussi) que paf, on lit de grands sentiments. Et ça, je n’ai pas du tout aimé ! Boby ne peut plus se passer de son « miracle espagnol » pour qui il voudrait décrocher la lune en à peine quelques chapitres, et Mila bouscule tout son monde pour cet homme qui la sauve de prison mais dont elle ne connaît absolument rien. Je crois que c’est ce point précisément qui m’a le plus dérangé. Les deux personnages ne se connaissent pas du tout, et pourtant ils ont des sentiments dingues l’un pour l’autre. Alors ok je veux bien croire au coup de foudre mais quand même ! Cependant, je n’enlève pas l’art de décrire les sentiments de Jane Devreaux qui, je suis sûre, aurait pu m’atteindre dans un autre contexte.

Il a été ce qui ressemblait le plus à l’amour dans ma vie pendant des années, mais grâce à toi, je sais maintenant que ce n’est pas ça aimer.

Voilà pour la partie négative (soit la moitié du roman). Et puis finalement, lorsqu’un rebondissement arrive dans l’histoire, au chapitre vingt, mon avis s’est un peu amélioré. J’ai pris plaisir à lire la suite de l’histoire et à savoir comment elle allait se terminer. Et je trouve ça vraiment dommage qu’il ai fallut tout ce temps ! L’univers est pourtant original, et c’est la première fois que je lis un roman qui met en avant un personnage qui vient des rues malfamées du Bronx. Boby et Mila sont des personnages intéressants, même si je ne m’y suis pas attachée plus que ça, ils ont des valeurs bien différentes mais réellement encrées en eux. Ils sont autant fidèle l’un que l’autre, et j’ai bien aimé le personnage d’Alec qui sera d’ailleurs celui mis en avant dans le tome 2 ! Et ça, j’ai plutôt hâte de le lire ! Mais dans l’ensemble, les deux héros n’ont pas été un coup de cœur. J’aurais peut-être dû commencer par lire la saga Close-up dont Boby est apparemment tiré…

En bref

J’ai eu du mal à me plonger complètement dans Stand Out dont j’ai apprécié la lecture qu’à partir de la moitié du roman. L’histoire va beaucoup trop vite à mon goût, les sentiments sont poussés à l’extrême et les clichés sont nombreux. Mais j’ai finalement apprécié la fin de l’histoire, les personnages sont intéressants même s’ils ne m’ont pas plus entraînée que ça. Première déception de l’année… dommage !
Je serais curieuse d’avoir votre avis sur ce roman ! Vous avez aimé ? 
Merci aux éditions Hugo pour l’envoie.

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